Idea of bad ecology and health interaction on concrete wall background

La santé environnementale au coeur de la campagne pour les municipales 2020 ?

Alors que la France est poursuivie en justice par la Commission Européenne pour non-respect de la directive européenne de 2008 sur la qualité de l’air, il est temps de prendre la mesure des différentes pollutions environnementales sur la santé avec des prises de position sérieuses.

Tandis que nombre d’entre nous étaient encore en mode vacances, la rentrée des politiques en campagne pour les municipales avait déjà commencé. Il ne fait aucun doute vu le contexte actuel que ces élections seront placées sous le signe de l’écologie.
Même si on peut légitimement craindre certaines récupérations, voyons le verre à moitié plein, voire tout à fait plein. Le sujet est trop préoccupant, tentaculaire, urgent pour qu’on ne se réjouisse pas de son exposition médiatique.

Le bal a donc commencé le 29 août dans le quotidien Le Parisien. Benjamin Griveaux, récemment sorti du gouvernement et annonçant dans la foulée sa candidature aux municipales parisiennes de 2020, revient sur ses pistes de réflexion pour lutter contre la pollution, déjà évoquées en avril. “L’amélioration de la santé environnementale sera l’un de mes principaux combats.” Et pour appuyer son propos il rappelle que le nombre de décès prématurés causés par la pollution atmosphérique est deux fois plus élevé que le nombre de tués sur les routes de France.

Parmi ses propositions, on peut citer le “changement des systèmes d’aération de 8000 classes parisiennes”, la diffusion de messages de prévention comme : “aérer les salles de classe trois fois par jour pour renouveler l’air, reculer de 1,50 mètre quand on attend pour traverser une rue très encombrée et rappeler que dans l’habitacle d’une voiture l’air est trois fois plus pollué qu’à l’extérieur”.

Les acteurs de la santé environnementale ne peuvent que se réjouir de ces perspectives positives pour une amélioration globale de l’environnement dans lequel grandissent les enfants.
Ils sont en effet les plus vulnérables aux polluants environnementaux, et on sait déjà que grandir dans un environnement où la pollution atmosphérique dépasse régulièrement les seuils critiques (pics de pollution) a des conséquences sur le développement du système respiratoire. Nos enfants fabriquent aujourd’hui leur capacité respiratoire de demain.

La campagne pour les Municipales 2020 commence à peine et nous suivrons avec beaucoup d’attention les engagements pris par les uns et les autres, pour si besoin les leur rappeler le moment venu.

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